Samedi 29 décembre 2007 6 29 /12 /Déc /2007 12:13
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Un membre de l'association de défense expose ses arguments aux nouveaux locataires de l'immeuble dont le permis de construire a été annulé

La mairie attend d'avoir l'arrêt de la cour d'appel avant de réagir. L'immeuble tout neuf de Maurepas pourrait être démoli si l'annulation est maintenue.

Georgette a enfin obtenu satisfaction. La retraitée souffre d'une jambe et en avait assez d'escalader trois étages pour accéder à son ancien logement. Elle vient d'obtenir un appartement au premier étage d'un immeuble, près du parc de Maurepas, boulevard du Painlevé. Mais elle ignorait qu'une juridiction avait prononcé la semaine dernière l'annulation du permis de construire de son immeuble. « J'ai les clés depuis trois semaines, explique Georgette. Personne ne m'a rien dit. »

La décision de la cour administrative d'appel est pourtant l'aboutissement d'une longue procédure. Les riverains, réunis au sein de l'Association de défense du parc de Maurepas et de son environnement, avaient fait appel d'une première décision favorable à Archipel Habitat, l'office HLM de la mairie, qui voulait urbaniser cette zone verte, à l'emplacement des anciennes serres du parc. Les juges rennais avaient débouté l'association.

Aujourd'hui, la balle est dans le camp du parquet de Rennes qui pourrait mettre à exécution l'arrêt de Nantes. Dans l'absolu, l'immeuble peut être démoli. Mais les élus peuvent aussi déposer une autre demande de permis de construire.

« Le logement social, une question de principe »

L'immeuble de deux étages a été construit à une trentaine de mètres d'une friche immobilière. Des bouts de murs gris en béton sont sortis de terre en face du nouveau bâtiment. En fait, les travaux ont été arrêtés après une autre décision de justice, prise par le tribunal administratif de Rennes en juillet 2006.

Les riverains contestaient la construction et avaient porté l'affaire devant les juges. Ceux-ci leur ont donné raison. « Nous vivons dans une zone pavillonnaire, argue Annette Bessou, présidente de l'association de défense. Nous ne sommes pas contre le logement social mais pas n'importe où. » rétorque Yves Préault, maire adjoint à la vie des quartiers. Pour moi, c'est une question de principe. Je trouve inadmissible qu'on refuse des logements sociaux. » Les responsables d'Archipel Habitat et les élus attendent que les attendus de l'arrêt d'annulation leur soient communiqués. « Nous ne savons pas sur quoi les juges fondent leur décision, temporise Yves Préault. Nous aviserons alors. »

« Et surtout pas près de chez eux,

L'association de défense avait donc gagné en juillet 2006 pour le projet d'immeuble en face du bâtiment construit. En 2000, une autre décision avait déjà chassé les maçons au même endroit. La décision de la cour administrative d'appel de Nantes leur semble donc logique. La présence de locataires leur paraît « insensée ». Contrairement à Yves Préault. L'élu donne raison à Archipel Habitat d'avoir donné les clés des logements. « J'en aurais fait autant, persiste l'adjoint au maire. J'espère que tous les recours ne sont pas épuisés et, de toute façon, on trouvera une solution pour les locataires qui seront dans l'immeuble. »

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