Vendredi 7 décembre 2007

tech01.jpg

En moins d'une semaine, les services de la Ville ont aménagé le site du teknival. Les premiers sound systems sont attendus ce vendredi matin.

Le terrain aménagé. Les agents de la Ville de Rennes ont mis les bouchées doubles ces derniers jours pour mettre aux normes le site de la Prévalaye. La préfecture a réquisitionné un peu plus 10 hectares appartenant à la Ville. Elle lui a demandé de réaliser quelques aménagements et de viabiliser les accès aux champs où stationneront les voitures et camions des teufeurs.

 

« Des travaux de terrassement ont été réalisés à certains endroits avec l'aide d'une entreprise de travaux publics », indique la mairie qui a installé 250 barrières, fourni 20 bennes et 30 bacs à ordures. Les frais engagés pour ces travaux et la mise en sécurité du site seront pris en charge par l'Etat.

 

 

Les secours. Trois postes de secours à personne et un poste de secours médicalisé sont installés sur place, avec une vingtaine de secouristes de la SNSM présents en permanence et quarante pompiers en alerte. Les sauveteurs interviennent le plus souvent pour des malaises et des comas. « L'an dernier, on a sauvé quatre personnes d'une mort certaine », indique Raymond Goury, directeur du centre de formation et d'intervention de la SNSM d'Ille-et-Vilaine.

 

 

Forces de l'ordre. Trois escadrons de gendarmes mobiles et trois compagnies de CRS sont mobilisés pour la rave et la sécurisation en centre ville. « Des contrôles de la gendarmerie et des douanes sont prévus sur un large périmètre, pendant toute la durée du rassemblement, près du teknival et sur les voies d'accès », prévient la préfecture.

 

 

Météo. Sale temps en perspective ce week-end. Météo France annonce de la pluie vendredi. Même chose samedi. Rebolote dimanche avec en plus du vent soutenu. Les températures restent douces pour la saison : 13 à 14 C° en journée, 7 à 8 C° la nuit.

 

 

Accueil téléphonique. Depuis jeudi, une cellule d'accueil téléphonique 0811 000 635 est mise en place à la préfecture. Ce numéro fonctionne jusqu'à lundi 10 h sans interruption. Hier, la cellule a reçu 10 appels.

 

Les premiers sound systems sont attendus, ce vendredi, dans la matinée. 10 000 teufeurs devraient participer au rassemblement.
Par inforennes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 2 décembre 2007

 

 

Deux adolescents font une mauvaise rencontre, vendredi soir, sur la dalle du centre commercial Colombier dans le centre de Rennes. Vers 22 h, un groupe de six jeunes les aborde d'un air menaçant. La discussion s'envenime. Un des ados reçoit même un coup de poing. Les agresseurs dérobent un téléphone portable, des clés, une carte d'identité et 20 € en liquide avant de s'enfuir.

Les deux victimes préviennent la police qui interpelle une partie de la bande à proximité du centre commercial.

Quatre jeunes de 14, 15 et 16 ans ont été placés en garde à vue au commissariat. Leurs deux comparses n'ont pas été retrouvés.

Le parquet a ordonné une poursuite de l'enquête et la remise en liberté des quatre mineurs. 




Par inforennes
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Jeudi 29 novembre 2007

29 novembre 2007

Clown1-2.jpg
Les bloqueurs ont leur martyre...

 "...Un étudiant gréviste qui voulait faire le mariole en montrant son postérieur à un cameraman, monte sur une table, perd l'équilibre et chute d'environ 4 m à travers une vitre. Les pompiers interviennent et emmènent le jeune homme blessé à la main notamment. Hier soir, ce dernier était toujours à l'hôpital."

Par inforennes
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 28 novembre 2007
27 novembre 2007

Etat de siège
Retranchés au premier étage du bâtiment B, les grévistes ont tenté d'empêcher les étudiants anti-blocage de pénétrer en déversant le contenu des extincteurs

A 15h, la situation était très tendue à l'Université de Rennes 2. Après que quelques centaines de manifestants sont retournés vers le campus de Villejean et ont forcé les portes du hall B, le face à face entre grévistes et non grévistes a au moins dérapé deux fois avec des échanges de coups de poing et de coups de pied. Un enseignant voulant s'interposer a été légèrement blessé. Pendant ce temps, des portes de salles ont été ouvertes en force dans les étages du hall B. Des ordinateurs ont disparu. La présidence a affirmé sa volonté de rouvrir l'université demain matin.

 

Par inforennes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 28 novembre 2007

PHOTO-21391-apx-500--w-ouestfrance-.jpg

Grosse bousculade mardi matin devant le hall B pour déloger les grévistes qui bloquent les accès au hall B

Délogés par des étudiants et personnels, les grévistes reviennent après la manifestation. Les cours reprendront-ils ce matin ?

« Ils ont tout bloqué ». Mardi matin, devant les bâtiments de l'université Rennes 2, des piquets de grève sont tenus par des étudiants, squatters et lycéens. Marc Gontard, le président, s'adresse aux étudiants : « Une fois de plus, nous sommes les plus nombreux à vouloir reprendre les cours et nous sommes empêchés par une minorité violente. Quatre membres du personnel ont reçu des coups. Nous allons nous diriger vers le hall B et entrer. »Certains étudiants restent interloqués : « Il nous envoie en première ligne. » « Ce n'est pas à nous de faire ce boulot ! » D'abord hésitants, les étudiants emboîtent le pas des vice-présidents, enseignants, personnels. Et c'est la grosse bousculade. Les occupants, massés, les coudes serrés, opposent une forte résistance : « Travaillez sur internet !! » lancent-ils aux étudiants qui veulent aller en cours.

La parole est véhémente. Des bloqueurs ouvrent les fenêtres du 1er étage et vident les extincteurs sur ceux qui essaient d'entrer. « Courage ! Ôte ta cagoule... » ripostent les anti-bloqueurs. Des vigiles éloignent ceux qui perdent leurs nerfs.

 " Vive la grève ! Vive les milices étudiantes ! » scande la poignée d'irréductibles qui maintient, symboliquement, la pression sur la porte du hall B. Des étudiants ont pénétré par une autre porte et envahi les étages. Petit à petit, les bâtiments se débloquent. Le dialogue est difficile : « Exprimez-vous ! Dites autre chose que « je veux aller en cours » », lance une étudiante bloqueuse. « Mais quand on vote, on s'exprime ! » rétorque une étudiante. « Il n'y a pas de grève sans blocage. » « Ce n'est pas parce qu'en 1968, on a fait la grève que c'est la forme appropriée aujourd'hui » tente une enseignante.

 

« Le mieux aurait été de négocier, confie Marc Gontard lorsque le calme est revenu, mais avec ce groupe d'extrémistes, c'est impossible. » Les étudiants, semblent perturbés. « La rupture est consommée, confie un étudiant de Sud. On réécrirait sans doute le mouvement différemment aujourd'hui. » « On a des leçons à tirer sur le militantisme étudiant, analyse un étudiant de l'Unef. La droite est débordée par la police, la gauche par les extrémistes. Et le ministère qui compte les facs bloquées, sans regarder par combien d'étudiants, ni la participation aux AG... »Un forum est organisé, ce matin, à partir de 10 h sur le campus pour des discussions politiques et des débats. Il arrive sans doute trop tard. L'autre inquiétude, c'est la manifestation de jeudi à 22 h au départ du Blosne, beaucoup la jugent « carrément irresponsable ».

 

 

Par inforennes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 27 novembre 2007

PHOTO-21409-apx-500--w-ouestfrance-.jpg



C'est la guerre des nerfs. L'histoire qui bégaye. Lundi matin,les cours ont repris normalement... Jusqu'à l'assemblée générale qui a revoté le blocage à main levée.

8 h, lundi matin, les étudiants affluent vers le campus de Rennes 2. Tout est calme. Vendredi, le vote électronique a donné raison aux anti-bloqueurs à plus de 73 %. Les cours doivent reprendre. Les enseignants et personnels sont très présents comme pour prévenir toute tentative de blocage. Les portes s'ouvrent. « Une rentrée calme à Rennes 2, ça faisait longtemps », note un enseignant.

Un groupe d'une quinzaine d'étudiants grévistes est présent sur le parvis du hall B, symboliquement. Des échanges sont engagés, brefs et vifs avec le président Gontard. La situation est fragile. Chacun sait qu'une assemblée générale est programmée à 12 h 30 et espère ou craint que le scénario de la semaine dernière se reproduise.

À 13 h, cette AG commence devant quelque 300 personnes. L'ordre du jour est sans surprise : « État de la mobilisation, bilan de la coordination nationale, attitude de la présidence de l'université, perspectives d'actions. »Au fil de deux heures et demi d'interventions, les orateurs redisent leur rejet de la nouvelle loi ou de la consultation via Internet. Ils insistent aussi sur la nécessité de « ne pas lâcher », sur le « manque de liens avec le personnel », ou, à demi-mot, sur les difficultés de mobiliser Rennes 2.

 

Des coups échangés

À 15 h 30, quand on arrive au vote, l'assemblée s'est élargie et compte à peu près 800 personnes. Pour l'ultime question, celle du blocage, le vote à main levée a lieu quatre fois avant que le bureau de l'AG ne juge que le « oui » au blocage l'emporte. Difficile de se faire une idée précise puisque, comme d'habitude, les journalistes sont interdits de tribune.

Quoi qu'il en soit, immédiatement après le vote, un groupe s'engouffre dans le bâtiment B pour que l'administration ne puisse pas verrouiller les portes. Ailleurs, les bâtiments sont fermés petit à petit pour la nuit mais la tension reste très vive dans le bâtiment B où anti-bloqueurs, bloqueurs et administration sont présents. La violence monte d'un cran : « Une vice-présidente et le concierge ont reçu des coups. Nous allons porter plainte ,» expliquait hier soir Jean-Émile Gombert, vice-président de l'université.

Après ces échauffourées, des étudiants anti-blocage craquent : « On ne voit pas comment ça peut se terminer. C'est tellement tendu, on ne peut même plus se parler. On est obligé de séparer des étudiants qui en viennent aux mains. »Hier soir, l'équipe de direction s'est réunie avec tous les directeurs d'unites de formation (UFR) : « Nous avons la volonté de faire cours. Tout le monde est à bout. Les syndicats de personnels sont opposés à ce qui se passe. Nous avons une majorité claire d'étudiants qui veut reprendre les cours. » Ce matin, les bâtiments seront ouverts aux cours, sauf le bâtiment B.

 

La situation risque d'être encore confuse.

L'Association générale des étudiants de Bretagne, présidée par Alain Pirot, condamne le nouveau blocage de Rennes 2 et en appelle à Marc Gontard « pour que les cours reprennent dans les plus brefs délais, même si la seule solution à cela est un recours aux forces de l'ordre ».

Par inforennes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 26 novembre 2007

26 novembre 2007

rn10-1796950-1-20071125-px-470-w-ouestfrance-.jpg

 



Ce matin, l'université devrait rouvrir. À moins que le noyau dur des « bloqueurs » ne tente un coup. Comme ceux programmés depuis le début.

Le 6 novembre, avant même que l'assemblée générale rennaise ne vote, à mains levées, d'une courte majorité, le premier blocage de Rennes 2, l'information circule déjà sur Internet que la coordination nationale aura lieu à Rennes le week-end suivant. Avec en plus, la présence de militants, étudiants ou pas, de Rouen, de Paris et d'ailleurs, le doute s'installe sur le fait que les Rennais sont vraiment maîtres de leurs décisions.

D'autres faits nourrissent cette hypothèse. Par exemple, un tract était sorti fin septembre, sur la LRU (loi relative aux libertés et aux responsabilités des universités), qui appelait aussi à des assemblées générales « en particulier la semaine du 15 au 20 octobre », à la constitution au plus tôt d'une coordination nationale, à une journée d'action nationale le 23 octobre.

Il était signé de la Fédération syndicale étudiante, de Sud étudiant, de militants de l'Unef, d'une association d'étudiants de Clermont, des Jeunesse communistes révolutionnaires et de quelques autres.

Ce calendrier, décidé loin de Rennes, a été respecté. Le 23 octobre, près de 150 étudiants manifestaient dans la ville. Cette « coïncidence » émeut certains étudiants rennais, y compris chez ceux opposés à la nouvelle loi.

Quoi qu'il en soit, les Rennais opposés et favorables au blocage négocient et se mettent d'accord le 7 puis le 8 novembre sur un vote à bulletin secret pour le lundi 12. Patatras ce lundi, la coordination nationale est passée par là pendant le week-end et cette consultation à bulletin secret n'est plus jugée légitime par le noyau dur. Peu importe que ce soit le choix du plus grand nombre, voté en assemblée générale.

Marc Gontard, président de Rennes 2, le dit d'une autre manière : « Pour un certain nombre de militants il est inimaginable que Rennes 2 ne soit pas dans le mouvement. Comme sept ou huit autres universités, Rennes 2 est devenue une pièce importante sur leur échiquier révolutionnaire. » la commune de Rennes » et de « l'objectif révolutionnaire » tous les moyens sont bons, y compris des assemblées générales manipulées considérées comme souveraines. La démocratie devient un détail

Les grosses ficelles des « totos »

Dans cette logique toutes les ficelles, y compris les plus grosses, sont utilisées. Une des plus classiques est de faire durer les assemblées générales trois, quatre heures. Ainsi, quand arrive le temps des votes, les moins motivés sont partis et on peut faire passer quasiment ce qu'on veut. Par sécurité, on interdit aussi aux journalistes d'être à la tribune et donc de pouvoir avoir un regard sur les votes à mains levées.

De nombreux étudiants ne sont pas dupes. Y compris ceux qui ont participé à d'autres mouvements. Mais, ils n'osent pas critiquer ce groupe d'une cinquantaine de personnes qui comprend aussi des militants de la Ligue communiste révolutionnaire, de Sud et d'Alternative libertaire. Ils symbolisent une forme de légitimité d'être « vraiment à gauche ». Finalement, les autres militants, syndiqués ou pas, se sont fait déborder par ces « autonomes » appelés « totos » par les étudiants.

Ce lundi, les « totos » tenteront sûrement une nouvelle tentative de manipulation pour passer outre la consultation faite par Internet et qui a donné 73,6 % d'étudiants opposés au blocage. Dans l'optique de la mise en place de «

Par inforennes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 25 novembre 2007
23 septembre 2007


PHOTO-9148-apx-500--w-ouestfrance-.jpg Deux jeunes filles de 19 ans, et un jeune homme de 23 ans ont-ils été pris au piège du feu ? Hier après-midi, l'immeuble sinistré menaçait de s'effondrer. Les recherches ont été suspendues.

L'attente continue pour les trois familles. Et les heures qui passent amenuisent l'espoir. Depuis vendredi matin, les enquêteurs ont appris que deux jeunes filles, Aurélie et Ophélie, âgées de 19 ans, et Antoine, 23 ans, avaient participé à la fête, dans le studio d'une étudiante, au 5e étage de l'immeuble incendié en plein centre de Rennes, dans la nuit de jeudi à vendredi. Des blessés, présents aussi à la soirée, se sont étonnés à l'hôpital de ne pas avoir vu les trois jeunes après le drame. Le jeune homme, originaire de Saint-Thurial, connaissait bien Aurélie, étudiante, domiciliée à Bréal-sous-Montfort. Ils se sont retrouvés avec Ophélie, étudiante, elle aussi, habitant le Morbihan, à la petite fête de rentrée organisée jeudi soir.

Hier matin, les parents des trois jeunes disparus ont reçu un coup de fil de la préfecture d'Ille-et-Vilaine, leur demandant de se rendre sur les lieux. Peu de chose a filtré de l'échange que les familles ont eu avec les pouvoirs publics. Le représentant de l'État leur a fait part de différents éléments d'enquête, pouvant laisser penser que leur enfant avait péri dans le sinistre. Tout d'abord, tous les trois n'ont pas donné signe de vie depuis jeudi soir. La voiture d'une des jeunes filles a été retrouvée dans un périmètre proche de l'immeuble sinistré. Les téléphones portables ne répondent pas. Les logements sont vides et personne n'a plus reçu de nouvelles d'eux. 

Des proches des disparus étaient présents hier sur les lieux du drame, dont des jeunes amis totalement bouleversés. Pendant ce temps, les trois familles étaient accueillies à la cellule psychologique, installée à la mairie de Rennes.

Selon des témoignages, Antoine, pompier à la ville de Paris, aurait secouru une jeune femme, au deuxième étage après que Vincent Rival, mis en examen et écroué (lire ci-contre), aurait incendié l'escalier au rez-de-chaussée. Après avoir évacué la locataire, il serait remonté dans les étages pour secourir les deux jeunes filles, restées prisonnières là-haut. Les trois jeunes n'auraient pas pu descendre devant la violence de l'incendie qui a redoublait d'intensité. Ils n'ont pas pu gagner les toits non plus, comme l'ont fait d'autres locataires, et se seraient réfugiés dans les toilettes de l'étage. Ont-ils été pris au piège du feu ? Lors d'une conférence de presse, hier, le procureur de la République, Hervé Pavy, indiquait qu'« ils se trouvaient, selon toute vraisemblance, dans l'appartement du cinquième étage. »

Hier en début d'après-midi, les pompiers ont interrompu les recherches. La façade de l'immeuble, durement éprouvée par la fournaise, menaçait de s'effondrer, rendant périlleuse une quelconque intervention à l'intérieur du bâtiment délabré. 

rn10-1753731-1-20070924-px-300--w-ouestfrance-.jpg

« Les trois personnes peuvent être considérées comme disparues », indique Hervé Pavy, procureur de Rennes. Selon le magistrat, « les travaux de sécurisation et de recherche ne pourront avoir lieu qu'à l'issue d'un diagnostic en cours de réalisation par des entreprises spécialisées. Actuellement, en raison de l'effondrement de l'escalier et des planchers, la dangerosité du site ne permet pas l'accès à l'immeuble. »

Le parquet de Rennes a exposé toutes ces raisons aux parents des victimes. Les familles se sont fait une raison et ont accueilli la décision des pouvoirs publics avec dignité et courage. « Notre fille n'est plus de ce monde, nous le savons maintenant, confie un papa. À quoi bon mettre la vie d'autres personnes en danger ? »

Par inforennes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 25 novembre 2007

Un climat pesant plutôt qu'une vraie insécurité

Les faits de violences augmentent. Pourtant Rennes reste une ville sûre.

Peut-on se promener sans risque à Rennes le soir ? Oui, sans aucun doute, même si une couche de plus en plus large de la population ressent une certaine insécurité dans les rues, la nuit venue. On pense notamment à la place Sainte-Anne, place de la République, la gare ou encore la dalle du Colombier. Les statistiques du contrat local de sécurité révèlent toutefois une hausse significative des faits de violences en ville, et tout particulièrement dans le centre où se concentrent 31 % des faits.

 

Depuis plus de dix ans, le nombre d'agressions, de vols avec violence et de blessures volontaires a littéralement explosé (+ 67 %). En 2005 et 2006, ils ont connu une hausse de 5 % chaque année..

 

Les outrages et les violences contre les policiers connaissent aussi une augmentation régulière depuis 2003. Mais depuis quelques années, les policiers doivent faire face à l'émergence d'une nouvelle délinquance : les incendies volontaires qui auparavant étaient le fait d'un seul homme, un peu dérangé.

 

Aujourd'hui, les pyromanes semblent plus nombreux et inquiètent les pouvoirs publics. Les enquêteurs les considèrent comme de véritables passe muraille. « Ils ne sont pas faciles à repérer et peuvent frapper à tout moment, confie un policier. Il faut que la population soit vigilante et appelle rapidement la police si elle remarque des comportements suspects. »

 

Alcool et passage à l'acte

 

Les incendies volontaires ne figuraient pas encore officiellement dans les statistiques. Les registres actuels en tiennent davantage compte. Selon la préfecture, les incendies volontaires (poubelles, véhicules, cartons) se seraient élevés à neuf en 2006 dans le centre et à quinze depuis le début de l'année. La calculette préfectorale a dû s'enrailler : en 2006, 182 voitures ont été incendiées dans la zone police qui regroupe Saint-Malo, Fougères et, surtout, Rennes. Le chiffre de neuf faits pour la seule année 2006, qui a connu les violentes manifestations anti-CPE, paraît donc fortement sous-estimé.

 

Mais plus que la violence et les incendies, l'alcoolisme des jeunes inquiète les autorités. La plupart des faits sont commis après une beuverie, notamment pour la violence.

 

Les tapages, les dégradations de biens publics et privés ainsi que les incendies ont aussi un dénominateur commun : l'alcool. Cela fait maintenant quelques années que le « verre en trop » ne concerne plus seulement la sécurité routière mais aussi les services de police réprimant la délinquance. Rien d'étonnant que la mairie et la préfecture aient conjugué leurs efforts pour lancer une campagne contre l'alcoolisme.

 

Malgré tout, Rennes ne connaît pas la délinquance de Marseille ou Lille qui dépassent les 110 crimes et délits pour 1 000 habitants. La capitale bretonne se situe presque au niveau de la moyenne des villes françaises (83) avec 83,8 faits. « Mais la situation favorable de Rennes n'est pas une donnée d'éternité, précise un rapport de la Mission d'information sur la délinquance. Des périls guettent qui témoignent du trouble d'un siècle naissant. La vigilance et la mobilisation s'imposent. »

 

Par inforennes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 25 novembre 2007
Par inforennes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Publicité

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Syndication

  • Flux RSS des articles
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus